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Bolkenstein contre Verhofstadt
mercredi 4 août 2010 - Nick de Cusa
"Verhofstadt devrait se taire. J’ai dit à Hans Van Baalen, qui est à la tête des libéraux Hollandais au Parlement Européen, qu’il doit entrer en résistance [contre les propositions de Verhofstadt]. Ils devraient parler dans le groupe parlementaire et ils ne devraient pas laisser passer ça. Ils devraient dire à Verhofstadt : au nom de qui parlez-vous ? A ce moment là il sera bien obligé de reconnaitre qu’il ne parle qu’en son nom à lui".

Frits Bolkenstein, l’ancien Commissaire au marché intérieur et ancien leader des libéraux hollandais, n’a pas peur du franc parler. Plus tôt dans l’année, il a rédigé un article dynamite avec Roman Herzog, ancien Président de la République d’Allemagne et Luder gerken, directeur du think tank allemand CEP, avertissant que l’UE court un risque d’éclatement complet si elle ne regagne pas le soutien de ses citoyens.
Bolkenstein prend maintenant pour cible l’archi-fédéraliste Guy Verhofstadt, le leader belge du groupe libéral au Parlement Européen. En appellation, ces deux vétérans sont des compagnons "libéraux", sur la politique, par contre (en tout cas la politique de l’UE), ils se retrouvent chacun à un pôle différent.
Dans un interview au magazine belge Knack vendredi, Bolkenstein enlève les gants, qualifiant la proposition de Verhofstadt pour des impôts et taxes de l’UE et des bonds du trésor de l’UE, de ridicule, en déclarant "s’ils font cela, alors on ne sait pas où tout ça va se terminer".
Il ajoute :
"Verhofstadt devrait se taire. J’ai dit à Hans Van Baalen, qui est à la tête des libéraux hollandais au Parlement Européen, qu’il doit entrer en résistance [contre les propositions de Verhofstadt]. Ils devraient parler dans le groupe parlementaire et ils ne devraient pas laisser passer ça. Ils devraient dire à Verhofstadt : au nom de qui parlez-vous ? A ce moment là il sera bien obligé de reconnaitre qu’il ne parle qu’en son nom à lui".
Sur la Grèce et sur l’Euro, Bolkenstein déclare :
"Comment est-il possible que la Grèce soit devenue un membre de la zone Euro ? Qui s’est endormi ? Moi, j’ai fait de mon mieux pour arriver à refuser l’entrée aux Italiens. J’ai mis la pression sur [l’ancien Ministre des finances hollandais] Gerrit Zalm, même si je n’avais pas besoin de le pousser très fort. En Italie, il était connu comme "Il Duro" et "Il Perfido". Ah, les choses ne se sont pas passées comme elles auraient du".
De façon intéressante, il dit que l’une de ses trois réussites principales en politique a été de "donner une tournure différente aux opinions sur l’UE. En fait, j’étais l’un des premiers politiciens eurosceptiques".
Des paroles dures. Mais il soulève la question si intéressante - au nom de qui les fédéralistes européens (qui sont si nombreux au Parlement Européen) parlent-ils ?
Nous attendons avec impatience le deuxième round.
Un article du blog de Open Europe.
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L’impôt européen, on y vient...
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Je soutiens sans réserve Guy Verhofstadt et je le remercie ! Cela fait au moins une Européenne qui est d’accord avec lui !!!! Et je gage que je ne suis pas un cas unique !
Je me permets de rappeler à M. Bolkenstein que les fondateurs ont prévu d’abord une Europe économique, le fameux "marché commun", mais qu’ils en connaissaient les limites.
Monnet dit fort justement, dans ses mémoires, que la deuxième étape de la construction européenne doit être "fédérale" ou "confédérale". On voit bien aujourd’hui les limites de l’Europe intergouvernementale où chacun défend ses petits intérêts !
Si l’on veut faire de l’Europe une puissance mondiale avec laquelle il faut compter, cela passe par une construction politique qu’il est urgent de mettre en oeuvre !
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Il faudrait nous expliquer en quoi la construction d’une Europe politique serait nécessaire pour rendre l’Europe puissante. Par quelle magie le niveau de compétitivité (ou d’innovation, ou de production) serait-il fonction du degré de politisation ? la puissance ne se décrète pas.
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Moi ça m’indiffère royalement de faire partie d’une puissance mondiale ou non. Ce qui me préoccupe c’est de trouver un taf pas trop moisi. Davantage de centralisation c’est davantage de mauvaise allocation des ressources, davantage de corporatisme et davantage de corruption. La concentration toujours plus accrue du pouvoir politique dans quelques mains n’est pas un remède à nos problèmes, elle en est la cause.
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