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Didier Migaud succède à Philippe Séguin à la Cour des Comptes
mardi 23 février 2010 - Lexington

Didier Migaud a été nommé premier président de la Cour des Comptes, en remplacement de Philippe Seguin. C’est Michel Bouvard, vice-président UMP de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, qui l’a confirmé ce matin.
La nomination de Didier Migaud est une nouvelle positive, le député étant largement reconnu pour son rôle en faveur d’une saine gestion des finances publiques.
Il est ainsi le père de la réforme de la LOLF (loi organique de loi de finances) : constatant en 1999 que « le Parlement ne contribue pas fortement à l’amélioration de l’efficacité de la dépense publique », du fait du manque de transparence de la procédure budgétaire, de l’absence de « ferme volonté de contrôler la dépense publique » et des « moyens d’en évaluer les performances ». Avec Alain Lambert, il proposa donc une réforme de la LOLF visant à dégager les grandes lignes du budget de l’Etat pour en faciliter la lecture et mieux évaluer l’efficacité de l’utilisation de l’argent public. Des mesures cependant jugées insuffisantes en leur temps par l’Ifrap.
Critique de la mauvaise gestion des fonds publics, Didier Migaud s’en était récemment pris à la créativité fiscale du gouvernement, attaquant « l’imagination débordante dont il [le gouvernement] fait preuve quand il s’agit de parler de déficit public comme si les termes déficit structurel n’étaient pas suffisants ;déficit de crise ;déficit hors plan de relance ;déficit hors surcoût temporaire de la réforme de la taxe professionnelle ; et même – je n’invente rien – déficit hors surréaction des recettes fiscales on est forcé de reconnaître que, de quelque manière qu’on nomme déficits ou emprunts, ce seront des euros que la France, et les Français avec, devront, quoi qu’il en soit, rembourser tôt ou tard. [..]Ira-t-on jusqu’à nous expliquer que, hors déficit, le déficit est nul »
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Forum
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Ne boudons pas cette nouvelle, qui est une bonne, et même une très bonne, nouvelle.
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mercredi 24 février 2010, par JM SERIGNYCe n’est pas l’avis des habitants de la communauté des communes grenobloise "La Métro". L’endettement de la Métro ne cesse de croître : depuis 2000, l’encours de la dette est passé de 160 à 366 M€ Il y a en plus les augmentations des impôts de la Métro M. Migaud et sa majorité (PS, PC, Go, Modem, divers-droite) ont créé un nouvel impôt, la fiscalité mixte (colonne intercommunalité sur la feuille d’impôt). Il rapportera 10 M€ à la Métro en 2009 et pourra être augmenté les années suivantes. La Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui avait été créée en 2005 pour financer les transferts de charge des communes s’est mise à augmenter de manière non contrôlée. De plus M. Migaud entend faire payer à l’avenir par la TEOM, en plus de la collecte des déchets, leur traitement. Ce qui n’était pas prévu au départ. Sans rendre plus de service, il y a l’augmentation non justifiée d’un impôt. Pourquoi toutes ces augmentations : réponse la Métro vit depuis des années au dessus de ses moyens et s’est très fortement endettée, maintenant les contribuables doivent payer cette gestion dispendieuse.
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