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Explosion de la dette publique française
mercredi 31 mars 2010 - Lexington

L’INSEE a publié aujourd’hui les premiers chiffres officiels de la dette publique française pour 2009. Des chiffres qui font peur :
La dette, selon les critères de Maastricht, atteint les 1 489 milliards €, soit 77,6% du Produit Intérieur Brut (PIB). Le déficit public de la France atteint les 7,5 % du PIB en 2009, à 144,8 milliards d’euros. Ce sont toutes les administrations qui sont concernées par l’explosion du déficit : 13,9 milliards pour les administrations publiques locales, 6 milliards pour les administrations de sécurité sociale et 11,7 milliards pour l’Etat.
Malgré l’ampleur des chiffres, le refus de voir la vérité en face et la lâcheté règnent au gouvernement : selon un communiqué des ministères de l’économie et du budget cité par Le Monde, la dégradation du déficit public par rapport à 2008 est "intégralement liée aux effets de la crise mondiale" qui a provoqué une baisse des recettes fiscales et nécessité des dépenses supplémentaires pour soutenir la croissance économique. Rien sur les problèmes de fond et sur l’inexorable envolée des dépenses publiques ou la fiscalité écrasante.
Dans la réalité, aucun budget n’a été équilibré depuis plusieurs dizaines d’années et, progressivement, la dette atteint des niveaux insoutenables qui rendent de plus en plus plausible une hypothèse grecque si des réformes de fond pour diminuer les dépenses publiques ne sont pas prises urgemment.
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Forum
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Il n’y a pas de "petites économies":Nos élus devrait d’abord montrer l’exemple... voici un example de gâchis : Alain Joyandet a fait une brève apparition la semaine dernière en Martinique lors de la « conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti ...Le Ministre, au lieu de voyager sur l’une des compagnies aériennes régulières, a préféré monter à bord d’un avion privé, pour la somme de 116 500 euros. Interrogé par la presse hier, Alain Joyandet a fait état d’un emploi du temps surchargé. Sa présence au Conseil des ministres, le premier après le remaniement post-électoral, dès le lendemain de la conférence, était semble-t-il indispensable.
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