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Jean-François Copé pour la fin du monopole de la Sécurité Sociale ?
mercredi 14 avril 2010 - Lexington

Sur Slate, Jean-François Copé, le patron des députés UMP, parle avec sympathie des réformes menées en Allemagne pour réformer l’assurance maladie et la maintenir à l’équilibre. Une solution opposée à celle de l’absence de vraies réformes mais dont il parle positivement, en soutenant en particulier une mesure : « En 1995-1996, le deuxième volet de la réforme instaure principalement la concurrence entre les caisses existantes, afin de pousser à la maîtrise des dépenses et des cotisations. » (gras mis par J-F Copé).
Malgré de nombreuses réformes de façade mentionnées, soulignons aussi quelques points positifs mentionnés par Jean-François Copé :
« Responsabiliser les patients en augmentant la part non prise en charge : les tickets modérateurs sont augmentés pour les médicaments (10% du prix, pour un montant par médicament compris entre 5 et 10 euros) et les soins hospitaliers (le forfait passe de 9 à 10 euros par jour, pour une limite de 28 jours). »
« La rationalisation de la gestion s’est également poursuivie, en misant sur l’augmentation de la concurrence entre les caisses d’assurance maladie publiques et privées. » (gras à nouveau mis par J-F Copé)
Un peu de courage M. Copé, à quand la mise en place de ces réformes en France également ? Pourquoi ce qui a marché en Allemagne (régime en excédent, à l’exception de l’année dernière avec la crise) ne marcherait-il pas en France ? Alors que la sécurité sociale en France a un déficit de 10 fois supérieur à celui du régime allemand, peut-on se permettre de retarder plus longtemps l’instauration des mesures qui permettraient enfin de cesser de faire payer par les jeunes les soins des plus âgés ?
Voir aussi :
la sécurité sociale, présentation générale
Mouvement de libération de la protection sociale
Sur le Web Jean-François Copé : pourquoi l’assurance maladie allemande est en bonne santé
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Forum
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Aux Etats-Unis, les assurances privées reversent 74% des cotisations qu’elles collectent. Que deviennent les 26% restants ?
Salaires pharaoniques des dirigeants et indemnités de départ en retraite "mirobolantes". Profits des actionnaires. Frais de justice s’agissant de traîner devant les tribunaux des assurés auxquels on ne veut pas rembourser leurs dépenses de santé. Coûts de fonctionnement parmi lesquels des factures publicitaires colossales.
En France les coûts de gestion de la CPAM s’élèvent à 4% des cotisations qu’elle perçoit.
Alors vive l’assurance privée ?
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Rappelons qu’en Alsace Moselle notre sécu se base sur le modèle allemand hérité de Bismarck et qu’il oscille entre déficit et excédent.
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En fait nous cotisons un peu plus que les autres mais nous sommes remboursés à auteur de 90% au lieu de 70% pour vous, et nous ne sommes pas déficitaire. Comme quoi une santé dans le vert, ça marche aussi.
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jeudi 15 avril 2010, par strandyOui mais surtout, vous ne devez pas avoir les comptes plombés par le paristisme social qui existe dans le reste du pays.
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