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Grippe A/H1N1 : "on est passé du principe de précaution au principe de la démesure"
jeudi 28 janvier 2010 - Lexington
Le principe de précaution tel qu’il est actuellement institutionnalisé aboutit à en faire beaucoup trop, au risque de faire perdre de vue les véritables menaces note Michèle Rivasi, députée européenne (Europe écologie).

Michèle Rivasi, députée écologiste européenne s’en prend avec force à la gestion de la grippe H1 N1 par l’Europe, reprochant en particulier aux autorités d’avoir surexploité le principe de précaution : "on est passé du principe de précaution au principe de la démesure" note-t-elle.
Un excès de précaution qui est dangereux : "Que se passera-t-il alors, quand surviendra demain une pandémie grave ? Personne ne la prendra au sérieux."
Une pierre dans le jardin des tenants du principe de précaution, dont la nocivité a été dénoncée de longue date : « Ce principe ne pose pas de problème tant qu’il ne fait partie que de l’arsenal déontologique du scientifique. Par contre, son entrée dans un autre arsenal, législatif celui-là, fait beaucoup plus de dégâts. [..] On en est arrivé à un principe qui exige qu’on ne tienne compte des risques que de l’un des deux termes d’une alternative — celui que l’arbitraire politique aura désigné. Quand ce « principe »-là ne disait pas encore son nom, il avait entre autres conduit à rendre obligatoire l’emploi de l’amiante dans le bâtiment pour ignifugation. »
Sur le Web http://www.lemonde.fr/epidemie-grip...
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Forum
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Michèle Rivasi applique le principe de précaution en fonction de ce qui l’arrange. Pour elle, les ondes électromagnétiques (champs faibles) sont plus dangereuses que le virus H1N1. Elle ne vend pas de vaccins, mais des études sur l’influence des lignes à hautes tensions, antennes relais... (son office : le CRIIREM).
Pour terminer sur le virus H1N1, au Québec il y a 60 % de vaccinés, en France, 10 %.
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jeudi 28 janvier 2010, par ylyadDésolé, mais je me marre. Quand un gauchiste se retrouve face à ses contradictions, c’est quand même cocasse. Eh oui, à vouloir inscrire le principe de précaution non seulement dans la loi, mais dans la constitution, on arrive à ça : l’Etat, donc les politiques au pouvoir à l’instant T, décide. Et le "principe de précaution" joue parfaitement son rôle de rouleau-compresseur qui écrase toute velléité de débat et de contre-pouvoir. Pas de bol...
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