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Culture > Événements > Libéralisme, littérature et monde artistique

Libéralisme, littérature et monde artistique

jeudi 13 mai 2010 - Lexington

Pourquoi y a t-il actuellement si peu d’écrivains et d’artistes libéraux ? Pourquoi y a-t-il tant d’hostilité au libéralisme dans le monde littéraire et cinématographique ? (Le libéralisme est pris ici dans sa dimension économique d’adhésion au libre-marché)

Comment se fait-il qu’à l’exception d’Ayn Rand, il n’y ait aucun roman pro-capitaliste, et pourquoi les libéraux négligent-ils autant le recours à la fiction, à la science-fiction et au polar pour plaider leur cause ?

Tout avait pourtant bien commencé entre libéralisme et littérature, surtout en France, avec Voltaire, Madame de Staël (photo), Benjamin Constant, Stendhal… Mais tout cela s’achève après 1830-1840.

Au XXème siècle, à l’exception de Mario Vargas Llosa en Amérique du Sud, c’est surtout aux États-Unis que des écrivains comme John Dos Passos, Saul Bellow et surtout Ayn Rand, soutiendront le libéralisme dans son sens classique et non corrompu.

Le séminaire d’Alain Laurent prendra la forme d’une introduction à ce vaste sujet : le mercredi 19 mai à 19 heures, 53 rue d’Auteuil, Paris XVI.

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Image : Germaine de Staël. Image libre de droits, reprise de Wikibéral.

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  • Libéralisme, littérature et monde artistique
    jeudi 13 mai 2010, par Copeau

    J’ai une question simple : pourquoi Stendhal ? Autant j’apprécie beaucoup cet auteur, autant je ne vois pas très bien en quoi il pourrait être apparenté aux libéraux.

    Lexington, pourrais-tu m’éclairer sur ce point ?

    • Libéralisme, littérature et monde artistique
      jeudi 13 mai 2010, par Nicomaque

      Peut-être à cause de son éloge du Groupe de Coppet : "Les Etats généraux de l’opinion européenne".

      « À mes yeux, ce phénomène s’élève jusqu’à l’importance politique. Si cela durait quelques années, les décisions de toutes les académies de l’Europe en pâliraient. Je ne vois pas ce qu’elles ont à opposer à un salon où les Dumont, les Bonstetten, les Prévôt, les Pictet, les Romilly, les de Broglie, les Brougham, les de Brême, les Schlegel, les Byron discutent les plus grandes questions de la morale et des arts devant mesdames Necker de Saussure, de Broglie, de Staël. Les auteurs écriraient pour être estimés dans le salon de Coppet. Voltaire n’a jamais eu rien de pareil. Il y avait sur les bords du lac six cents personnes des plus distinguées de l’Europe : l’esprit, les richesses, les plus grands titres, tout cela venait chercher le plaisir dans le salon de la femme illustre que la France pleure [Lorsqu’on ne peut éteindre une lumière, on s’en laisse éclairer]. On osait plaisanter un grand prince. » — Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817, 6 août 1817.

      On demandera à Alain Laurent de nous en dire plus. Il a rédigé un article sur le Groupe de Coppet dans l’Histoire du libéralisme en Europe.

      • Libéralisme, littérature et monde artistique
        vendredi 14 mai 2010, par Nicomaque
        J’ajoute, que Stendhal n’est pas à proprement parler un libéral mais c’est au moins un auteur qui n’y est pas hostile... Je pense aussi à un écrivain que j’aime beaucoup : André Maurois. Il n’a pas fait des romans à thèse et tant mieux. Mais en bon disciple d’Alain et en fin connaisseur des Etats-Unis, il campe des personnages qui sont toujours en phase avec le libéralisme. Et ça, je trouve que c’est bien rare et précieux !

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Lexington

Lexington est un jeune professionnel, de tendance libérale classique. Diplômé en histoire et en management, il écrit sur Contrepoints, Wikibéral ou encore Catallaxia.

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