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Décès de Jacques Marseille
jeudi 4 mars 2010 - Copeau

C’est avec douleur que nous apprenons le décès de notre ami l’historien et économiste Jacques Marseille, ajourd’hui jeudi 4 mars au matin, à l’âge de 64 ans des suites d’un cancer à son domicile à Paris. Titulaire de la chaire d’histoire économique et sociale de l’université Paris-I - Panthéon-Sorbonne jusqu’à sa retraite universitaire en 2009, il a dirigé la collection "Histoire" chez Nathan et collaboré régulièrement avec Le Point et Enjeux-Les Echos.
Communiste encarté à ses débuts, il s’est peu à peu converti à l’économie de marché et au libéralisme économique et politique, dont il assurait en 2007 dans Le Point qu’"il affirme le droit naturel de l’individu à la liberté" . Ses positions publique n’épargnèrent ni les subventions publiques aux entreprises, ni le baccalauréat, ni l’enseignement supérieur, ni les syndicats.
Toutes nos pensées vont à ses proches, à sa famille et à ses amis.
Nous livrons, en guise d’épitaphe, deux citations de Jacques :
« Ces clivages entre droite et gauche m’horripilent. La vraie distinction se trouve entre deux France, qui ne recoupe pas la distinction privé-public, mais celle entre une France exposée, qui est dans le mouvement, et une France abritée, qui freine. »
« Pourquoi un tel pessimisme ? Parce que nos concitoyens rêvent toujours d’un commissaire au Plan, d’un contrôle des prix et de créations massives d’emplois par l’État. Parce que 86% des jeunes sondés souhaitent être fonctionnaires. Parce qu’il y a dans le pays une haine pour l’entreprise et que l’ascenseur social y est en panne. Parce que nos syndicats sont faibles et archaïques. Parce que ceux qui prétendent incarner le parti de l’intelligence continuent à rêver d’un « Grand Soir ». Parce que les privilèges de la fonction ont remplacé ceux de la naissance. »
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Forum
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C’est l’homme qui m’a fait découvrir dans Enjeux Les Echos ce qu’était vraiment le libéralisme bien que son intervention portait sur le rapport idéologique qu’on les Français avec l’argent, leur haine du fric alors que ce n’est qu’une convention logique pour s’échanger des biens.
Au cours d’un test, il voulait aussi montrer l’attachement des Français à l’égalité matérielle ; les français à plus de 90% préféraient vivre dans un pays A où le plus pauvre gagne 50 et le plus riche 300 que dans un pays B où le plus pauvre gagne 100 et le plus riche 1800. Intuitivement, les Français étaient attachés à l’égalité matérielle en dépit de tout bon sens. Intuitivement et sans hésiter, j’avais choisi le pays B.
C’est triste, très triste.
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