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Pour sauver la planèteHaro sur la viande !
vendredi 23 avril 2010 - Anton Wagner

Ce matin, en commençant à surfer sur internet, j’ai été grandement intrigué par la forme très végétale du logo de Google. C’est ainsi que j’appris qu’aujourd’hui était la Journée de la Terre... Belle occasion, me suis-je dis, de déterrer un article de Slate fort intéressant.
Depuis quelques temps, la viande n’est pas en odeur de sainteté écologique. En effet, non seulement il faut produire de trois à neuf calories végétales pour obtenir une calorie animal, mais encore les bestiaux rejettent une grande quantité de gaz à effet de serre – 18% du total des émissions, selon la FAO, soit plus que les transports ! Par conséquent, consommer moins de viande et de produits laitiers serait un bienfait pour la Terre. D’où force d’études scientifiques, de discours politiques et même le lancement de journées sans viande. Un livre au titre terrifiant (comme d’habitude avec l’écologie militante) a aussi été publié : Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde, du journaliste Fabrice Nicolino.
Bref, le message est clair : si vous aimez la Terre, devenez végétarien !
Pourtant, les choses seraient moins simples. L’Agence de Protection de l’Environnement américaine (United States Environmental Protection Agency) estime en effet que la FAO surestime lourdement la contribution des bestiaux aux gaz à effet de serre ; l’élevage ne rejetterait pas 18% des gaz à effet de serre, mais seulement 3%...
Dans ces conditions, il n’est pas très intéressant de se priver de barbaque pour sauver la planète !
Et un chercheur états-unien enfonce encore le clou. Selon le Pr. Mitloehner, spécialiste de la qualité de l’air au département des sciences animales de l’Université de Californie, il faut reprendre toutes les données. Pour lui, limiter l’élevage détourne des vraies solutions et risque d’affamer un peu plus encore la planète. Ce qui importe, ce serait plutôt d’élever différemment les animaux (« Smarter animal farming, not less farming, will equal less heat », dit-il). L’effort devrait donc plutôt se diriger vers les transports qui, aux États-Unis par exemple, émettent 26% des gaz à effet de serre (à comparer, donc, aux 3% de l’élevage...).
On notera, pour souci d’honnêteté, que les travaux du Pr. Mitloehner ont été financés à 5% par des gens ayant des intérêts dans l’élevage. Ce qui ne vaut bien sûr pas dire qu’ils sont absolument sans validité...
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Forum
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"Dans ces conditions, il n’est pas très intéressant de se priver de barbaque pour sauver la planète !"
Oui sauf que la viande c’est d’abord et surtout la déforestation de l’amazonie (pour produire le soja OGM qui nourit les cochons bretons), les nappes phreatiques polluées et asséchées, le gaspillage de cereales (plus de 40% de la production mondiale), le gaspillage d’antibiotiques (meme proportion) etc ... sans parler des consequences sur la santé et l’éthique des elevages.
Pas besoin des gaz a effet de serre, une breve analyse thermodynamique confirme que la consommation a dominante carnée d’une humanité surnuméraire est une catastrophe environementale.
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Alan Grainger, expert mondial sur la déforestation et professeur à l’université de Leeds, écrit dans un article paru dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences qu’il n’y a pas de preuves évidentes d’une réduction des forêts tropicales (No convincing evidence for decline in tropical forests).
Il ne conteste pas la déforestation mais souligne les erreurs et les incohérences qui ont mené à des estimations approximatives de la surface occupée par la forêt tropicale ces 40 dernière années (déforestation + reforestation).
Les derniers chiffres montrent d’ailleurs que la déforestation est en baisse (en moyenne 10000km2 par ans), 9000km2 en 2009, soit deux fois moins que dans les années 70-80. A ce rythme il faudra attendre 300 ans de déforestation pour que l’Amazonie ait un taux de forêt aussi bas qu’en Europe ! (Europe qui n’est pas en crise écologique...) http://rainforests.mongabay.com/amazon/deforestation_calculations.html
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“The errors and inconsistencies I have discovered in the area data raise too many questions to provide convincing support for the accepted picture of tropical forest decline over the last 40 years.
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The picture is far more complicated than previously thought,” he said. “If there is no long-term net decline it suggests that deforestation is being accompanied by a lot of natural reforestation that we have not spotted.
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Dr Grainger first examined data published every 10 years by the United Nations Food and Agriculture Organization (FAO) since 1980. These cover all forest in the humid and dry tropics and appear to indicate decline. FAO’s Global Forest Resources Assessment 2000, for example, showed that all tropical forest area fell from 1,926 million hectares to 1,799 million hectares between 1990 and 2000. Ten years earlier, however, FAO’s previous report said that tropical forest area fell from 1,910 million ha to 1,756 million ha for the same 90 countries between 1980 and 1990."
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Since errors in national statistics are higher for forests in the dry tropics than for forests in the humid tropics, in places near the Equator such as Amazonia, Borneo and the Congo Basin, he repeated the process just for tropical moist forest, with a different set of data, in the hope it would give a clearer picture. This time he found no evidence for decline since the early 1970s. Indeed, while his own estimate in 1983 of tropical moist forest area in 1980 was 1,081 million hectares, the latest satellite data led to an estimate of 1,181 million hectares for the same 63 countries in 2000.
He is cautious about the apparent slight rise. “We would expect to see some increase in estimates as we use more accurate satellite sensors.
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Despite the large errors attached to present estimates, the lack of apparent decline in tropical moist forest area suggests that deforestation is being offset by natural reforestation at a higher rate than previously thought. Dr Grainger uses data from FAO’s latest report, published in 2006, to show that in a few countries, such as Gambia and Vietnam, forest area has actually expanded since 1990, as the reforestation rate has exceeded the deforestation rate.
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"...It could also undertake a massive project to analyse all available satellite and other data from the past and reconstruct the trend in tropical forest area since 1970. Only then will we really know what has happened to tropical forests over the last 40 years.”
http://www.eurekalert.org/pub_releases/2008-01/uol-nce010708.php
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La consommation de viande est couteuse en terme environnemental, non pas pour les rejets gazeux de nos amis les bêtes comme cet article semble le suggérer, mais plutôt par le rendement finalement très faible de l’élevage.
Pour faire grandir un animal d’élevage, il va falloir le nourrir, tous les jours, jusqu’à ce qu’il soit tué. C’est toute cette alimentation destiné aux animaux d’élevage qui est couteuse en terme de surfaces agricoles et d’arrosage et d’engrais et de pesticides.
Ainsi, on estime en moyenne qu’un gramme de protéine animale demande 10 fois plus d’espace cultivables que la production d’un gramme de protéine végétale. Donc à coté de ça, les pets de vaches, effectivement... on s’en fout :)
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