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Société > Environnement & écologie > L’Europe fatiguée des renouvelables

Vert d’austérité

L’Europe fatiguée des renouvelables

samedi 10 juillet 2010 - Nick de Cusa

Le fait que l’argument des emplois verts est fallacieux est désormais clair, même en Allemagne : les subventions en faveur de l’énergie renouvelable font d’un pays un gros client, et non pas un grand employeur. Acheter en masse des copies de Microsoft Office dont on n’a aucun besoin ne fait de vous un Bill Gates. Ça fait juste de vous quelqu’un de pauvre.

« De nombreux pays Européens ouvrent les yeux face au désastre des subventions extravagantes à l’énergie renouvelable. Mais pas la Grande Bretagne. La leçon pour les Américains, c’est que de jeter simplement de l’argent par la fenêtre en direction des renouvelables est une énorme erreur économique, mais que les politiciens peuvent continuer le racket malgré tout. Il va falloir une opposition robuste pour empêcher les Etats Unis de répéter les erreurs de l’Europe. »

Il est prouvé que le renouvelable est une source d’énergie chère et pas fiable, partout ou il a été essayé à une échelle significative. Et maintenant il y a une grande division entre les économies Européennes majeures qui ont adopté avec enthousiasme le vent, le solaire et d’autres renouvelables.

Alors que le Royaume Uni s’entête à jeter de l’argent par les fenêtres, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne font des coupes dans la générosité financée par les contribuables en direction des énergies politiquement correctes. La France, pendant ce temps, avec son nucléaire abondant, est intelligemment restée en dehors de ce petit jeu.

Au bout du compte, les Européens ont testé la théorie d’une « révolution de l’énergie propre » jusqu’à la destruction. Et William Stanley Jevons, célèbre pour avoir écrit La Question Du Charbon en 1865 nous sortirait : « je vous l’avais bien dit ».

Allemagne : inversion de tendance.

L’Allemagne est probablement l’environnement le plus favorable dans le monde développé pour que les énergies renouvelables y soient un « succès économique » et qu’elles créent des « emplois verts ». Ce pays subventionne de façon extravagante l’éolien et le solaire via des tarifs préférentiels d’alimentation du réseau, et se repose sur une industrie d’ingénierie électrique bien établie. S’il est possible de faire de l’énergie renouvelable un succès dans une quelconque économie majeure, c’est donc bien l’Allemagne.

Mais une législation vient de passer au Bundestag, pour réduire ces subventions. Le plan de départ du gouvernement Merkel était pour une coupe des tarifs préférentiels d’environ 40%. Le temps que qu’elles passent par les mains des lobbys pour arriver jusqu’aux législateurs, l’étendue des coupes était moins sévère, y compris une réduction de 16% pour le solaire sur les toits, et de 15% pour les installations photovoltaïques en champs ouverts.

Des changements supplémentaires proposés lundi par un comité de médiation visant à faire passer le texte à la chambre haute -le Bundesrat- semblent devoir rester relativement mineurs, avec des coupes à deux chiffres toujours probables si le gouvernement l’emporte.

Les tarifs préférentiels en Allemagne n’ont jamais vraiment apporté les emplois que leurs promoteurs dans le pays et dans le monde avaient prédits. La plupart des études estiment en fait qu’il y a eu une hausse à court terme des emplois suivie par une réduction significative.

La seule façon dont cette arithmétique aurait pu marcher, c’est de ne pas répondre juste à la demande nationale mais aussi d’exporter panneaux solaires et autres dans le monde entier. Malheureusement, les fabricants Allemands de panneaux solaires se retrouvent ces derniers temps en très mauvaise position, du fait que la demande nationale ne permet tout de même pas de compenser l’avantage de coûts de la production Chinoise. Des entreprises comme Q-Cell ont connu des chutes dramatiques de leur chiffre d’affaires (voir ici).

Le fait que l’argument des emplois verts est fallacieux est désormais clair, même en Allemagne : les subventions en faveur de l’énergie renouvelable font d’un pays un gros client, et non pas un grand employeur. Acheter en masse des copies de Microsoft Office dont on n’a aucun besoin ne fait de vous un Bill Gates. Ça fait juste de vous quelqu’un de pauvre.

Italie, Espagne, ça coupe.

L’Italie et l’Espagne font aussi des coupes. L’Italie va réduire les tarifs préférentiels d’alimentation du réseau de 18% en 2011. Chaque période de quatre mois l’année prochaine, verra une réduction de 6%. Apparemment, les marchés s’attendaient à 15 à 28%, donc les compagnies solaires s’estiment encore heureuses.

L’Espagne propose des coupes de 30% dans le chiffre d’affaire des installations solaires opérationnelles. Les groupes de pression de l’industrie se plaignent que c’est « de la triche » et qu’ils risquent la faillite.

Grande Bretagne, dernier combat des renouvelables ?

La Grande Bretagne est la grande exception. Les tarifs préférentiels arrivent juste maintenant, en complément de l’Obligation de Renouvelables.

L’Obligation de Renouvelables fournit deux Certificats d’Obligation de Renouvelables (ROC) pour chaque mégawatt heure produit par des champs éoliens offshore. Ces ROC valent juste un peu mois que 50 Livres Sterling chacun pour l’instant. Ça signifie que des subventions totales de 100 Livres Sterling par mégawatt heure sont à saisir grâce à cette seule politique (en plus du prix du carbone du fait du programme d’échanges de droits d’émissions de l’UE), ce qui au taux actuel donne 150 Dollars par mégawatt heure. Les récompenses pour une production à petite échelle sous le régime des tarifs préférentiels sont encore plus avantageuses. Le solaire à petite échelle (jusqu’à 5 MW de capacité) obtient au moins 268 Livres Sterling par mégawatt heure, soit environ 406 Dollars.

Malgré les subventions massives mises à disposition, il y a peu de signes que le renouvelable arrive à livrer de l’énergie quand on en a besoin. Au premier trimestre de 2010, la production en provenance des sources renouvelables a chuté de 7,5% par rapport à la même période de l’année précédente. Les compagnies se voient payées pour arrêter leurs éoliennes parce que le vent le vent souffle souvent à des périodes qui ne correspondent pas à une forte demande.

La tragédie de gâcher des ressources à si vaste échelle se transforme en comédie dans le cas de l’Île Hébride de Eigg. La semaine dernière, elle a reçu le prix du gagnant dans les Récompenses Ashden Pour l’Energie Durable (les Oscar verts) pour sa combinaison « rafraichissante » de déploiement extensif d’éolien, de solaire, d’hydraulique et de limitation de la consommation, de façon à arriver à 90% de renouvelable.

Mais, dans les derniers jours, les habitants de l’île se sont retrouvés à devoir drastiquement rationner l’énergie et à utiliser les générateurs diesels de secours, alors qu’une canicule a coupé la production éolienne et hydraulique. Ca ne présage rien de bon quant à la capacité la fiabilité de la livraison d’énergie à dans des endroits moins avantageux et dont la population excède les 100 personnes.

Les coûts énormes et l’utilité douteuse des renouvelables font peur aux investisseurs. Un rapport par Citigroup Investment Research prévoit l’approche d’une « crise de coûts trop élevés ». Il prévoit que, pour atteindre ses objectifs environnementaux, la Grande Bretagne devrait investir 161 milliards d’Euros d’ici 2020, plus que la France, l’Allemagne et l’Italie combinées. Payer pour tout cet investissement signifierait doubler les profits des promoteurs et doubler les prix.

Dans le contexte plus large d’ajustements fiscaux majeurs qui vont mettre une grave pression sur les revenus disponibles des ménages, il y a peu de raison de penser que le fait de doubler les prix de l’énergie est politiquement soutenable. Les politiciens peuvent être satisfaits de signer des subventions extravagantes maintenant mais quiconque investit dans les énergies renouvelables subit un risque sérieux que ses retours se voient couper à l’avenir (soit directement, soit par une taxe sur leurs profits) suite à une révolte des consommateurs face à l’augmentation des prix de l’énergie.

Tristement, la réponse du gouvernement aux investisseurs pris de frissons face aux coûts élevés des renouvelables n’a pas été de reconsidérer si ces objectifs sont réalistes. Au lieu de cela, ils établissent de nouveaux plans pour canaliser l’argent des contribuables et de vastes sommes d’investissements privés via une Banque Verte d’Investissement pour combler le manque de capital. Il faudrait un nouvel article pour examiner ce plan en détail, mais il se traduit par parier un montant énorme de l’argent des ménages Britanniques sur l’énergie renouvelable et d’autres technologies vertes.

UE : les yeux s’ouvrent tout juste.

Certains pays ouvrent tout juste les yeux sur le désastre des subventions extravagantes aux énergies renouvelables. Mais pas la Grande Bretagne. Les leçons pour les Américains sont simplement que de jeter de l’argent par la fenêtre en direction de l’énergie renouvelable tend à être un désastre économique, mais que les politiciens soutenus par de coûteux lobbys peuvent faire perdurer le racket malgré tout.

Il va falloir une opposition robuste pour empêcher les Etats Unis de répéter les erreurs de l’Europe.

Un article de Matthew Sinclair pour Master Resource.

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Forum

  • L’Europe fatiguée des renouvelables
    mercredi 28 juillet 2010, par librexavier

    je suis chauffagiste, je suis agrée Qualibois et Qualisol, je pose donc des chaudières à granulés de bois et des panneaux solaires thermiques et pourtant je suis contre les subventions. Elles ont totalement faussées le marché. Les fabricants de matériels et les importateurs ont haussés les prix de vente en tenant compte des crédits d’impôts. Dans un marché libre les prix de vente serait inférieurs, le consommateur-contribuable serait quadruplement gagnant :

    1) Il n’aurait pas à payer des impôts pour que l’Etat puisse disposer de fonds à dépenser en subventions

    2) L’Etat n’ayant pas un budget en équilibre, le citoyen doit payer par ses impôts les intérêts de la dette que génère ces subventions

    3) Le citoyen retrouve son droit à décider pour lui, car l’argent qu’il n’a pas à donner à l’état est libre d’être investi en épargne ou dans la consommation.

    4) Le chauffagiste, qui subit aussi la pression fiscale, pourrait pratiquer des prix plus bas si cette charge fiscale était plus faible.

  • L’Europe fatiguée des renouvelables
    mardi 13 juillet 2010, par Nick de Cusa

    J’ai déjà donné ma réponse sur le nucléaire : contre toute subvention.

    Bien sûr qu’on peut se reposer sur l’esprit d’innovation de millions d’inventeurs pour trouver les solutions de demain. Contrairement à ce que vous semblez croire, la plupart des innovations technologiques qui nous entourent sont le fait d’initiatives privées et non pas de l’intervention de l’Etat. (Souvent, il met la main dessus puis enseigne dans les écoles et les médias qu’il en est la source et la cause. Il ne faut pas prendre ça pour argent comptant).

    Quant à justifier les subventions futures par les subventions passées : on ne justifie pas un mal par un mal.

    • L’Europe fatiguée des renouvelables
      mardi 13 juillet 2010, par dominique
      L’esprit d’innovation de millions d’inventeurs : voila une riche idée. Mais comment faire passer une idée du stade de projet à celui de développement massif ? comment créer les infrastructures nécessaires à son développement ? Le rôle de l’Etat est primordial dans ces choix. Je vous rejoins volontiers sur le fait que les plus belles innovations sont le fruit de la recherche privée. le raffinage par Fisher, le photovoltaïque par Le physicien français Edmond Becquerel...........mais leurs déploiement massifs a été orchestré par les Etats. Je ne comprends pas votre rejet systématique des "subventions" qui s’apparentent pour vous à une perte sèche pour la collectivité alors qu’elles sont justement un investissement nécessaire et qui peux offrir un retour intéressant. A propos de subventions aux énergies renouvelables, mise à part le crédit d’impôt "offert" à chaque propriétaire de centrale de production, je ne vois aucune autre trace de sommes directement versées par l’Etat....à moins que vous vous parler des fameux tarifs de rachats liant un producteur à un énergéticien ?
      • L’Europe fatiguée des renouvelables
        mardi 13 juillet 2010, par Nick de Cusa

        Mais enfin, on ne compte pas les industries qui sont passées au stade du développement massif sans intervention de l’Etat, et ce en mille endroits différents. Dans l’énergie (turbines, pétrole et gaz, raffineries), l’automobile, l’aviation, l’électronique, la marine marchande, le bâtiment, bref je pourrais continuer cette liste presqu’à l’infini.

        Encore une fois : remettez en cause le message selon lequel l’Etat été nécessaire. Il ne l’a jamais été, et souvent il s’est imposé (et a donc imposé des spoliations).

        La subvention donne des choix moins optimaux que la poursuite de la meilleure solution par des millions d’agents économique autonomes. La subvention conduit inévitablement au malinvestissement.

        Et oui, les tarifs d’achats sont des subventions, payées par le consommateurs (les plus pauvres en premiers) sur leurs factures énergétiques, et des subventions écrasantes avec ça, vicieuses et grandes destructrices de prospérité.

        • L’Europe fatiguée des renouvelables
          mardi 13 juillet 2010, par dominique

          Vous oubliez surement que c’est l’Etat qui a permis ces superbes développements industriels en soutenant ces entreprises ou technologies !!! Comme dans toute démocratie, le rôle de l’Etat est clair et nécessaire pour fixer les axes de développements stratégiques futures. Sans Etat, ce serait l’anarchie ou tout le monde se replierai sur soi sans aucune considération de l’intérêt collectif !!! La vie en société implique des règles fixées par un Etat souverain et légitime. Le libéralisme ne cantonne pas l’Etat dans son rôle régalien mais exige de lui des règles simples, souples et adaptées. L’Etat ne doit pas être omniprésent, c’est une évidence !

          En ce qui concerne les "subventions", les tarifs de rachats, je vous rappelle que pour l’éolien, il est de 82 Euros par MWh soit un prix proche du tarif de l’électricité de gros moyen européen ,tandis que pour le solaire, actuellement fixé à 580 Euros/MWh dans le meilleur des cas), ce prix va décliner rapidement pour atteindre les prix de gros vers 2016. Ce coût d’environ 136 000 000 euros par an (pour 270 Mw installé fin 2009) augmente la facture individuelle de chaque consommateur de....2.7 euros en moyenne (source EDF donc pas taxable de lobbying !!). Arrêtons la démagogie à ces sujets et laissons l’Etat éviter que les spéculateurs avisés installent partout des panneaux solaires juste pour bénéficier des ces prix attractifs. C’est d’ailleurs se qui se passe avec la révison des tarifs à la baisse puisque l’Etat, a plafonné officieusement le coût maximum pour les énergéticiens à 200 millions par an (4 eur par consommateur). Devons nous attendre d’avoir épuiser nos sources énergétiques actuelles avant de se lancer dans des solutions alternatives ou commencer maintenant en soutenant un déploiement contrôlé, c’est la vraie question. Pour ma part, je préfère commencer maintenant car l’on voit que plus la demande est forte plus les prix chutent de manière phénoménale. En effet, le coût de revient des panneaux solaires ont été divisés par plus de 2 en 2 et demi !!! et c’est pas fini. Il est donc logique que les prix de rachats baissent en conséquence. Ne jugeons pas trop vite une industrie vieille d’à peine 10 ans et laissons l’Etat mettre en place des règles, en concertation avec les différentes parties, mais, de grâce, arrétons ces querelles et lobbying qui nous font pas avancer mais au contraire régresser alors que le reste du monde avance à grands pas. Pour rappel, le prix de revient de l’EPR ne fait qu’explosé atteignant 55/60 euros le MWh....comment EDF va pouvoir continuer à nous vendre de l’électricité à 11 euros le Mwh dans le futur...sans oublier qu’il faudra un jour renouveler nos vieilles centrales nucléaires. Est-ce que les millions d’agents économiques autonones vont être d’accord de payer le juste prix de l’électricité (60/70 eur le Mwh) ? A moins qu’ils trouvent individuellement une solution de remplacement efficace....qu’ils pourraient vendre en organisant un peu le marché (mais avec quel chef d’orchestre ?).

          • L’Europe fatiguée des renouvelables
            jeudi 15 juillet 2010, par Olivier

            Bonjour,

            Le tarif de vente au consommateur (tarif bleu) est plutôt à 150 €/MWh, donc il reste une marge vis a vis du prix de gros.

            Il est a noter que le tarif de l’énergie dépend énormément de sa disponibilité : il y a déjà beaucoup d’écart entre la fourniture de base (nucléaire) et la pointe (turbine à gaz), environ 20-25 euros. Logiquement, les fournitures en renouvelable (solaire photovoltaïque et éolien), qui non seulement ne sont pas disponible "à la demande" comme la pointe, mais en plus ne sont pas non plus diponibles en permanence comme la base, devraient être moins chères que l’énergie de base, ce qui devrait les situer vers 40 euro actuellement. (Ce qui correspond à la nécessité de garder une capacité de production de pointe en standby pour palier un arrêt de fourniture des ENR).

            Quant à l’épuisement des ressources actuelles, s’il se produit vraiment - ce qui reste à voir - il se traduira forcément par une hausse progressive des prix ce qui rendra les formes d’énergie alternative rentables sans subvention.

            Cordialement,

  • L’Europe fatiguée des renouvelables
    lundi 12 juillet 2010, par dominique
    Effectivement beaucoup d’argent sont injectés dans les renouvelables, mais vous avez la mémoire assez courte : n’a t on pas subventionné massivement le charbon et le pétrole ? sans oublié le nucléaire, en france nous sommes bien placés pour le savoir, les milliards versés à la recherche via le CEA ne vous choque pas ? Et pour finir, que feront nous lorsque les énergies fossiles auront disparues ? Sans oublié les risques lors de la production de pétrole (la marée noire de BP) De plus, que proposez vous pour réduire notre dépendance énergétique et les conflits qu’elles engendre ? A terme, le renouvelable a toute sa place dans la société, comme d’autres sources alternatives, mais, de grâce, ne tirer pas de conclusions définitives sur une industrie qui démarre à peine et qui avance très vite en recherche. Et si pour vous la seule alternative crédible est le nucléaire, il faut laisser l’Iran se doter de cette technologie sinon cela voudrait dire qu’il y a des pays condamnés à disparaître faute d’énergies. Essayez de faire les totaux de subventions versées aux différentes sources d’énergies fossiles et nucléaire et vous verrez que les quelques milliards versés à ce jour aux renouvelables sont une goutte d’eau !!!
    • L’Europe fatiguée des renouvelables
      lundi 12 juillet 2010, par Nick de Cusa

      Un exemple de subvention aux carburants fossiles s’il vous plait ? On rappellera aussi qu’ils sont très lourdement taxés, donc si subvention il y avait, elle n’aurait aucune chance de contrecarrer ce handicap.

      Ceci étant dit, sur ce site, nous sommes contre toute subvention. Rien pour le fossile, rien pour le nucléaire et rien pour le renouvelable (ou prétendu tel).

      Il n’y a pas besoin d’être très fort en math pour voir qu’avec des dés non pipés, le renouvelable (ou prétendu tel) ne décollerait jamais.

      • L’Europe fatiguée des renouvelables
        mardi 13 juillet 2010, par dominique

        Des exemples de subventions aux énergies fossiles à travers le monde :

        - prix de vente des carburants fixés par les gouvernements (Chine Inde...) largement sous les prix de revient, - Il y a pas si longtemps, les entreprises pétrolières appartenaient aux Etats et bénéficiaient de larges dotations, - Les Etats producteurs continuent de soutenir massivement les investissements (Moyen-orient, Afrique, Brésil, russie, Norvège...), - En france, L’institut Français du pétrole (IFP), organe publique, en charge de la recherche sur le pétrole, vit grâce aux larges subventions étatiques. De tout temps, les industries naissantes ont bénéficiées de subventions à leurs débuts (chemin de fer, textile, charbon, nucléaire....) afin de permettre à ces industries de se développer jusqu’à leur maturité économique. L’état récupère ces subventions (largement) en prélevant des taxes sur les produits issus de ces industries (TIPP pour le pétrole, TVA sur les autres produits). Sans subventions, le chemin de fer serait encore balbutiant, le nucléaire resterait aux mains des militaires (autres formes de subventions !!!), et les champs pétrolifères offshores resteraient largement inexploités. Quelles sont vos propositions en terme de mix énergétiques en 2050 ? Sachant que c’est maintenant qu’il faut investir pour préparer l’avenir de nos enfants.

        • L’Europe fatiguée des renouvelables
          mardi 13 juillet 2010, par Nick de Cusa

          "Le budget de l’IFP", voilà la toutes les subventions que vous avez trouvées. Rien du tout, en fait.

          Proposition pour 2050 : cesser de piper les dés et voir quelles solutions émergent.

          Votre affirmation selon laquelle le deep offshore ne serait pas exploité sans subventions est tout bonnement fausse. C’est bien entendu tout le contraire, les budgets des Etats s’engraissent avec ces projets.

          • L’Europe fatiguée des renouvelables
            mardi 13 juillet 2010, par dominique

            Vous avez une lecture transversale de ma réponse !!! En France, effectivement à ce jour le pétrole n’est plus subventionné que par les sommes versées à l’IFP (300 Millions d’Euros). Les compagnies Elf-Aquitaine et Total ont engendrées des milliards de subventions (officielles- ou officieuses) depuis le début du siècle, je vous invite à consulter la chronologie de ces sociétés pour vérifier mes dires. Dans les exemples que je vous ai cités comme subventions à l’industrie pétrolière, j’ai effectivement pris des exemples internationaux puisque aujourd’hui l’exploitation pétrolière française est anecdotique. Si on vous suit dans votre logique, pour 2050, croisons les doigts pour que des solutions émergent ou que d’autres trouvent des solutions pour nous !!! (bonjour la dépendance énergétique). Quelle est votre opinion sur les milliards (bien français ceux là) versés depuis les années 70 à l’industrie nucléaire et qui continue de plus belle, et que nous sommes incapables d’exporter, mise à part le fiasco de l’EPR Finlandais ? Je maintien mes dires sur l’offshore car, même si de certains pays encaissent de larges taxes sur ces activités....après avoir versés de lourdes sommes dans le passé (USA), d’autres (Norvège, Russie, Brésil...) accordent des subventions gigantesques à ces forages. pour le vérifier, je vous invite à regarder les budgets de ces Etats dans le détail et vous verrez que mes propos sont exacts.

            Le rôle des politiques est justement d’avoir une vision long terme et de préparer le plus tôt possible la transition énergétique en subventionnant les industries naissantes afin de non seulement maintenir notre niveau de vie mais aussi réduire notre dépendance énergétique. Pendant que les différents lobbys se déchirent en France sur ces questions fondamentales pour notre avenir, d’autres pays avancent à grand pas et créent des champions nationaux qui garantiront leurs avenirs. Ainsi l’Allemagne, pays dont la rigueur budgétaire est un dogme inscrit dans la constitution, sera complétement indépendant du point de vue énergétique en 2050 grâce à ces éoliennes et ces panneaux solaires. Les Chinois nous inondent de leurs panneaux solaires alors que nous, Français, sommes incapables de vendre notre seul savoir-faire (et encore) : notre nucléaire. Arrêtons de vivre au jour le jour et ayons une vraie politique énergétique cohérente pour l’avenir sinon nous irons droit dans le mur.

  • L’Europe fatiguée des renouvelables
    dimanche 11 juillet 2010, par bhor

    moi je suis fatigué de lire des articles aussi cons....

    Vous mélangez tout et ça ne donne pas une bonne soupe....

    Avec des articles de la sorte, c’est certain que l’on ne sortira jamais des énergies fossiles et nucléaires...

    Vous avez des enfants ? J’espère qu’ils vous cracherons à la figure dans quelques années en vous rendant responsable du désastre...

    • L’Europe fatiguée des renouvelables
      dimanche 11 juillet 2010, par Nick de Cusa
      Nous laissons passer ce commentaire mais, pour la suite, sachez que la grossièreté et l’insulte ne sont pas particulièrement les bienvenus ici. Vous avez des arguments en faveur du renouvelable et contre le fossile ou le nucléaire ? Faites les valoir en toute courtoisie.
      • L’Europe fatiguée des renouvelables
        lundi 12 juillet 2010, par ékoulé maneng
        M. Nick de Cusa, de grâce, ne permettez-plus la publication de commentaires aussi bas que celui de Bhor. Contrepoint est un website respectable ou l’insulte ne devrait pas avoir de place. Ça ne serait pas de la censure, mais plutôt de l’hygiène.
    • L’Europe fatiguée des renouvelables
      lundi 12 juillet 2010, par Tremendo

      Le désastre il est surtout économique et social avec les renouvelables.

      Des subventions à gogo avec l’argent pris au contribuable déjà la corde au cou. les Etats ont fait croire que tout ce bidule vert c’était génial et gratuit et qu’il allait subventionner les petits producteurs. Des milliers de gens se sont endettés, désormais ils ne pourront pas récupérer leur investissement initial immédiatement car les Etats coupent la pompe à fric (et à raison).

      Tout ça pour satisfaire les lubies verdâtres, alors qu’énergies fossiles et nucléaires représentent des solutions sûres et rentables.


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